Le mouvement Stop Killing Games a porté la question de la préservation des jeux vidéo devant le Parlement européen, ouvrant la voie à de futures régulations.
La question de la préservation des jeux vidéo continue de prendre de l’ampleur. Entre les titres retirés du marché du jour au lendemain — comme certains cas récents impliquant Disney — et ceux devenus injouables après la fermeture de leurs serveurs, l’inquiétude grandit. L’exemple de The Crew a d’ailleurs cristallisé les tensions, servant de déclencheur au mouvement Stop Killing Games.
Fort de nombreuses signatures, le mouvement a franchi un cap en portant ses revendications devant le Parlement européen, avec pour objectif d’encourager la mise en place de régulations plus claires.
Une mobilisation entendue par les institutions
À l’origine de l’initiative, le vidéaste américain Ross Scott a pris la parole en tant que représentant du mouvement. Lors de son intervention, il a dénoncé la “destruction progressive” de certains jeux vidéo, pointant du doigt des pratiques d’éditeurs jugées trompeuses, notamment en ce qui concerne la fin de vie des produits.
Les principales revendications du mouvement s’articulent autour de plusieurs axes :
Clarifier le cadre légal européen
Encadrer davantage les pratiques des éditeurs
Garantir une forme de jouabilité après l’arrêt du support
« Nous ne demandons même pas aux éditeurs de changer leur modèle commercial ou de monétisation, mais seulement que, lorsqu’ils mettent fin au support, ils le fassent de manière responsable. Notre seul objectif est d’interdire cette pratique destructrice et d’obtenir ainsi des protections de base pour les consommateurs et pour ce média dans son ensemble. »
Vers de nouvelles pistes de régulation
À l’issue de la présentation, les échanges avec les parlementaires ont permis d’aborder plusieurs pistes concrètes. Parmi elles :
La création d’un possible “droit à la résurrection” pour les jeux abandonnés
L’allongement des garanties légales
Une réflexion plus large sur les microtransactions et les loot boxes
La députée Anna Cavazzini, co-présidente de la commission, a salué le travail mené par les différents acteurs impliqués. Si aucune mesure immédiate n’est attendue, cette intervention marque une étape importante : les revendications ont été entendues, et les discussions sont désormais engagées au niveau institutionnel.
